« L’année 2018 sera à mes yeux celle de la cohésion de la Nation ». Des vœux très optimistes du Président Macron pour l’année écoulée qui, hélas, ont été loin d’être exaucés entre : grève des cheminots, référendum sur l’indépendance de la Polynésie française, crise du chlordécone aux Antilles, last but not least expression citoyenne et lutte démocratique des gilets jaunes sur fond de crise du pouvoir d’achat…

L’actualité 2018 aura été également marquée par la démission de Nicolas Hulot, ex-ministre de la transition écologique; par la polémique à propos du prénom d’Hapsatou Sy, reflet de la mise à mal des valeurs de liberté et d’égalité ; avec fort heureusement, une certaine fraternité retrouvée grâce à la coupe du monde des Bleus dont la victoire aura fait couler beaucoup d’encre, suscitant le débat en France, comme à l’international, à l’issue des propos de l’humoriste américain Trevor Noah. Puis, dépassant largement nos frontières, c’est la réalité du septième continent, qui aura fait sursauter nos consciences sur l’urgence écologique. Tandis que la controverse sur le pacte mondial des migrations, nous aura rappelé l’absolue nécessité de s’engager pour trouver des solutions. Et même si le prix Nobel de Denis Mukwege nous a réenchantés, il n’a aucunement éclipsé le fait que des guerres ont continué de ravager l’Afrique de sa substance humaine et que sa jeunesse poursuive sa course aux rêves à la finalité mortifère.

Un vaste chantier ! Et Aznavour nous a quittés, nous privant de sa poésie pour accompagner le courage de chacun à avancer. Parce que oui, il en faut du courage. Du courage pour se lever chaque matin, que l’on soit sans emploi, étudiant, salarié ou entrepreneur. Migrant ou non, valide ou pas; il en faut du courage pour oser mener des combats qui ont du sens, pour faire respecter ses droits, sa dignité et pour obtenir ce que chacun d’entre nous mérite. Il en faut toujours plus, pour faire évoluer les mentalités de notre société, pour déplacer des montagnes sur le terrain de l’égalité et de la tolérance sans jamais tomber dans la violence.

Pour 2019, nous ne vous souhaitons que du courage ! Parce que c’est cet essentiel qui offre l’énergie d’avancer malgré les tempêtes. Quelle est la saveur d’une victoire sans le goût de l’effort ? La réussite se trouve dans le dépassement de barrières qui semblent infranchissables et se mesure à la capacité de se relever après un échec. Alors, souhaitons-nous le courage de persévérer, d’assumer qui nous sommes, de défendre nos valeurs et nos opinions, même quand celles-ci sont impopulaires. Souhaitons-nous d’avoir le courage de dire NON à l’obscurantisme et de s’affranchir des « réseaux obscurs » qui sont une régression pour la créativité et l’évolution de notre société.

Toute lutte est utile et légitime lorsqu’il s’agit d’agir pour le bien commun. Dans un projet qui nous transcende et qui parfois, est plus grand que nous. Tels des pionniers, saupoudrons toutes nos actions de courage, si tant est qu’elles aient pour objectif final de servir notre société. Le courage est la vertu des héros et nous en sommes toutes et tous, lorsque nous travaillons à la création de nouvelles normes, plus justes et plus humaines. Ne dit-on pas que ce qui importe réellement, n’est pas le résultat, mais le chemin ?

En 2019, offrons-nous pour principale résolution, d’avancer avec amour, courage et optimisme, peu importe les difficultés !

Deza Nguembock

Edito du 22 janvier
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